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L'Europe écrase-t-elle le dynamisme de ses membres ?



Das Jugendparlament hat sich mehrmals für einen EU-Beitritt der Schweiz ausgesprochen. Da sich die Medien in der EU-Frage im Allgemeinen nur für Bekenntnisse und kaum für Argumente interessieren, war in den Zeitungen nichts über Beweggründe und Argumentationen der Jugendparlamentarier zu lesen. Deshalb wollte die Redaktion im Rahmen dieser "Jugendnummer" in Erfahrung bringen, wie die Jugendparlamentarier bezüglich des EU-Beitrittes der Schweiz argumentieren.

Par Pierre-Alain Perren, parlement des jeunes

Accrochée au-dessus de ma bibliothèque, une carte de l'Europe met en évidence, plus que jamais dans l'histoire, une petite tâche en son centre : la Suisse. L'overdose d'arguments spéculatifs ou, pire, émotionnels, postulant que la patrie de Guillaume Tell n'est à nulle autre pareille et que "y en a point comme nous" m'a résigné à ne plus m'attarder sur les raisons de notre isolement, sur ses avantages et ses inconvénients. Sonderfall ou non, la Suisse sera touchée de plein fouet par la nouvelle organisation de notre continent, et c'est celle-ci qui doit retenir notre attention.

S'unir plutôt que se détruire a été une des visions des pionniers de l'Union européenne. La chute des frontières séparant 370 millions de frères ressemble à un rêve que je faisais peut-être, gosse. Mais je ne peux m'empêcher de craindre qu'elle compromette la richesse des expériences politiques et historiques due à la grande quantité d'unités politiques présentes sur le continent. Si des grandes entités sont nécessaires au contrôle des échanges économiques, celles-ci nuisent à la créativité pour la simple raison que la concurrence entre les différentes nations disparaît, ce que je considère être un nivellement par le bas.

De nombreuses idées d'organisation sociale ou politique surgissent des milieux universitaires où elles sont d'ailleurs des objets d'études très prisés. Or, ces nouveautés, pour être expérimentées, ont besoin de petits territoires, car les grands espaces ne permettent ni une mise en place rapide, ni des interventions maîtrisables en cas d'échec. L'innovation a besoin d'un champ d'extension restreint car elle ne peut être véritablement évaluée que lorsqu'elle atteint, dans son stade final une situation d'équilibre nouveau. Les USA, immense unité politique, sont un exemple de stagnation politico-sociale, ils n'innovent plus dans ce domaine. La fragmentation de la société américaine en classes, voire en castes, illustre cet immobilisme.

En Suisse le passage de l'étude de l'innovation à son application est certes peu probable, mais elle devient totalement illusoire dans une structure politique plus grande. Je prends en exemple l'allocation universelle, qui consiste à remplacer toutes les aides financières du système social (assurance vieillesse, invalidité ou chômage) par un montant permettant à chacun de subvenir à ses dépenses courantes (logement modeste, nutrition…) Ce revenu serait attribué à toute personne sans distinction, travailleur ou non, riche ou pauvre, consiste en un système basé sur une parfaite égalité de traitement social, assurant à tous le minimum. Les coûts supplémentaires qu'il engendrerait seraient en partie compensés par les économies réalisées suite à la disparition des frais administratifs occasionnés par la gestion des assurances sociales.

Le véritable danger vient de la rupture de la relation revenu - travail. En déliant l'homme de l'obligation de travail, l'allocation universelle influencerait le genre de vie, faciliterait le bénévolat, ne pénaliserait pas les personnes désirant consacrer leur vie aux arts ou au recueillement et permettrait une plus grande industrialisation, surtout au niveau des places de travail peu demandées (Manœuvre non qualifiée).

Une telle innovation, que des chercheurs tiennent pour le système social du futur, et qui uni les politiciens de gauche et de droite, fait peur par les dimensions qu'elle pourrait prendre. Elle ne doit pas pour autant être abandonnée, mais pourrait être expérimentée dans de petites unités politique. L'arrivée de l'Union européenne empêche, par son ouverture intérieure l'introduction d'un tel système en test. Sa dimension trop grande ne permettrait pas de stopper rapidement l'expérience en cas d'échec ou d'amender le projet lors de problèmes.

La diminution des foyers de rechercher et d'expérimentation est un aspect négatif non négligeable de l'Union européenne. L'abondance actuelle des nouveautés, dues à la mise en marche de l'Union (Libre circulation, monnaie unique…) ne doit pas nous bercer dans une fausse illusion. Voit-on autour de la construction européenne, une véritable réflexion politico-sociale ? Ou doit-on admettre que l'Union européenne est née d'un besoin économique et que l'aspect culturel, qu'on se plaît à tant mettre en évidence, est l'élément qui a été choisi comme dénominateur commun aux différents Etats ?

Les volontés d'extension vers l'est, qui se veulent très rapides, se justifient par l'agrandissement du marché intérieur et par le besoin de manger des terres orientales avant qu'une autre puissance mondiale relativement instable, ne les reprenne sous sa houlette. Tout pays est le bienvenu, s'il témoigne d'un certain équilibre économique. Les réflexions de type social ou d'organisation politique ne viendront que plus tard, si elles viennent un jour.

L'arrivée de l'Union européenne s'accompagne d'une foule de changements très positifs, malheureusement, elle est prisonnière de sa base économique et rechigne à s'imaginer une véritable constitution ou à mener une réflexion policito-sociale sur les moyens qu'elle veut se donner pour ne pas être qu'une suite de communauté économique. La dynamique des petits pays et de la richesse des cultures est en récession. L'Europe entreprendra-t-elle quelques chose pour la reprise ?

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