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20 ans d'adhésion de l'Autriche à l'UE - un bilan

Alors que l'Autriche fête le 20ème anniversaire de son adhésion à l'UE, les hommes politiques et les média s'unissent une fois de plus pour vanter les bénéfices que cette adhésion nous aurait apportés. Pour notre part, nous pensons que, si quelques- uns ont gagné à cette adhésion, celle-ci a toutefois été préjudiciable au plus grand nombre. La situation des employés est devenue plus difficile qu'auparavant et les promesses faites concernant la politique des transports n'ont pas été tenues.

Solidar-Werkstatt, Linz*

Redistribution des richesses du bas vers le haut

Selon la Arbeiterkammer (AK-Wien, organisme ouvrier autrichien), la part des salaires dans le revenu global généré par l'économie autrichienne est passé de 75 % en 1994 à 67 % en 2013. Tandis que, jusqu'au milieu des années 90, les progressions du BIP et des salaires allaient plus ou moins de pair, depuis vingt ans les salaires sont entièrement découplés de la croissance économique. Le BIP réel par habitant a progressé de 26.5 % pendant cette période, alors que le revenu réel des salariés a baissé de 3.4 %. Cette tendance est confirmée par le rapport 2014 de la Cour des Comptes autrichienne.

Selon ce rapport, les salaires réels (tenant compte de l'inflation) ont baissé nominalement de 4 % en moyenne, ce qui correspond à une baisse de pouvoir d'achat de pas moins de 14 % pendant la période de 1998 à 2013. Ce sont surtout les salaires modestes qui se sont littéralement effondrés : les salaires les plus bas (la tranche du dixième le plus bas) ont diminué nominalement de 35 % et même de 44 % si l’on tient compte de l'inflation. Cette évolution est due en partie à l'augmentation du travail partiel et à la généralisation des situations précaires.

Les statistiques de l'organisme Statistik Austria montrent qui sont les grands gagnants des 20 dernières années : entre 1997 et 2012, les dividendes et les gains réels des propriétaires de sociétés ont augmenté de presque 92 %.

Les traités avec l'UE renforcent le néolibéralisme

Il est évident qu'un lien existe entre cette redistribution du bas vers le haut et l'appartenance de l'Autriche à l'UE. L'adhésion à l'UE a introduit dans le droit autrichien un régime de concurrence qui, selon le professeur allemand de droit publique Andreas Fisahn, exclut tout type de politique autre que celle qui suit les principes du néolibéralisme (1). Une pression constante en faveur des privatisations et libéralisations tous azimuts, un commerce international libéralisé sans entrave, la circulation libre des capitaux, la soumission de la politique économique aux intérêts des grands groupes industriels ainsi que l'obligation de suivre la politique budgétaire asociale prônée par la Commission Européenne, tous ces facteurs affaiblissent la situation des salariés et surtout des couches les plus modestes de la population. La progression du chômage favorise l'emploi précaire et affaiblit la position des syndicats dans les négociations. Cet affaiblissement ainsi que l'abaissement des salaires minimaux et la réduction de la protection de l'emploi figurent parmi les buts déclarés des la Commission Européenne (2).

Ainsi la Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie et l'Irlande ont été contraints par la Commission Européenne et la Banque Centrale Européenne (BCE) d'abaisser les salaires minimaux, d'abolir les accords salariaux collectifs et la protection de l'emploi. La politique orientée en faveur du capital conduit à une véritable EUphorie (EU pour UE en allemand). Lorsqu'en Espagne au bout de deux ans le nombre d'accords salariaux a été divisé par deux (3), une ministre espagnole de droite s'est même exclamée : "Les syndicats vont tomber comme le mur de Berlin",.

Chômage

On peut se demander ce que sont devenues quelques-unes des promesses faites en 1994 concernant l'emploi comme "L'adhésion à l'UE va faire progresser l'emploi" ou "Plus d'emplois, plus de croissance" ou finalement "Une non-adhésion à l'UE nous coûtera 30'000 emplois". Ces quelques slogans furent utilisés au printemps 1994 afin d'inciter les Autrichiens à voter oui à l'adhésion de l'Autriche à l'UE. Or, en janvier 1995, on comptait 296'773 chômeurs en Autriche - un chiffre qui, à cette époque, était considéré comme catastrophique. En 2015, ce même chiffre s'élève à 472'539, le chiffre le plus élevé depuis 60 ans. Ce sont 175'766 personnes de plus, correspondant à une augmentation de presque 60 %. La fondation autrichienne épiscopale pour les chômeurs, qui tient compte de certaines formes de chômage "caché" non comptabilisées dans les statistiques officielles, arrive à un nombre de chômeurs de 509'400 au début de 2015.

Le néolibéralisme n'est pas tombé du ciel

Si l'on considère l'évolution du chômage pendant les dernières décennies, on se rend compte que depuis le milieu des années 90 on assiste à une augmentation ininterrompue. Si, en 1991, quatre chômeurs se sont présentés pour chaque poste disponible, ils étaient 15 pour postuler en 2015 ! Il est tout à fait correct d'établir un lien entre le règne du néo-libéralisme et la montée continue du chômage. Mais il ne faut pas oublier que la politique économique néolibérale est imposée étape par étape par la politique du marché unique de l'UE et par l'union monétaire. La libéralisation des marchés des biens, des capitaux et du travail a pesé sur les salaires et asséché la demande publique, ce qui a conduit à un recul de l'investissement et en particulier à un effondrement de l'investissement de l'Etat.

L'UE confond maladie et remède

La hausse du chômage a été accélérée par la crise financière et économique des années 2008/2009. Dans un premier temps, des interventions massives des Etats ont permis d'éviter le pire. Mais puisque les structures de l'UE sont bien mieux protégées contre toute influence démocratique venant de la base que les structures nationales des Etats membres de l'UE, on a fini par déclarer quelque chose d'incroyable, à savoir que la maladie constituait en fait le remède. L'UE a réagi à l'effondrement du néolibéralisme en "radicalisant celui-ci" (J. Becker). Nombre de directives européennes ainsi que le pacte fiscal européen dépossèdent depuis 2011/2012 les parlements nationaux de leurs prérogatives et imposent un régime économique qui fait exploser le chômage dans de nombreux Etats membres de l'UE et l'a fait monter à un niveau record en Autriche.

L'économiste Markus Materbauer fournit l'analyse suivante de cette évolution (4) : « La conjoncture souffre dans toute l'Europe de la politique financière restrictive des autorités publiques ainsi que de l'instabilité permanente du système financier, ce qui provoque une demande affaiblie de la consommation et des investissements également affaiblis. Se profile ainsi le danger d'une spirale déflationniste. Dans la situation actuelle, une reprise solide n'est pas envisageable et on devra faire face à un chômage accru. Les prévisions pessimistes pour le développement économique risquent de se vérifier puisque les règles budgétaires imposées par l'UE poussent les acteurs économiques dans le mauvais sens : [...] L'absence de croissance va déclencher à terme de nouveaux programmes d'économies. »

L'emploi précaire explose

Avec l'adhésion de l'Autriche au marché intérieur libéralisé de l'UE, non seulement le chômage a progressé mais l'emploi précaire connaît également une véritable explosion. Depuis 1995 le nombre de contrats de travail "normaux" a diminué de 6 % alors que le nombre des contrats à temps partiel, qui s'élevait à 13 % en 1995, a progressé pour atteindre 28 % actuellement. Près de la moitié des femmes occupent un emploi à temps partiel, très souvent contrairement à leur souhait. De plus, les deux tiers des employés à temps partiel ont un salaire qui est en dessous du seuil de pauvreté. Le risque de vivre une vieillesse dans la pauvreté augmentera surtout pour les femmes lorsque la réforme des retraites fera pleinement sentir ses effets. Le nombre des gens qui ont un travail de durée très réduite s'élève à 330'000 aujourd'hui, en augmentation de 145 % par rapport à 1995.

L'UE des banques et multinationales

Le chômage élevé et l'emploi précaire affaiblissent aussi la position des syndicats. Cette évolution est nuisible en particulier pour les revenus bas. M. Foglar, président de l'ÖGB (Union des syndicats autrichiens), juge ainsi cette évolution: "L'UE est une union des banques et des multinationales qui en réalité se tourne contre les intérêts des employés." (5). La direction de l'ÖGB a cependant toujours soutenu les partis au pouvoir lorsqu'il s'agissait de décisions importantes à prendre pour l'avenir - votation sur l'adhésion à l'UE, adhésion à l'Union monétaire, acceptation du pacte fiscal - et elle a ainsi aidé les classes dirigeantes à imposer cette "UE des banques et des multinationales". Aujourd'hui l'ÖGB a de plus en plus de mal à justifier cette attitude vis-à-vis de ses adhérents.

Transport

Le trafic sur rail des marchandises a été ouvert à la concurrence libre en 2007 et celui des personnes en 2010 en vertu des directives européennes imposant le marché libéralisé. Concernant le rail, libéralisation veut dire : optimisation des profits en favorisant les lignes principales lucratives, abandon des lignes régionales qui avant la libéralisation étaient financées dans le cadre d'un système coopératif par les lignes plus rentables. Les usagers et l'environnement sont les victimes de la nouvelle politique. Les kilomètres parcourus par les trains de l'ÖBB (chemins de fer fédéraux autrichiens) ont ainsi diminué de 152 millions de kilomètres en 2008 à 143 millions de kilomètres en 2013. ÖBB-Rail-Cargo - la branche marchandises de l'ÖBB - a fermé le 10 % de ses gares de marchandises depuis 2012. En dépit de toutes les belles déclarations selon lesquelles il fallait "préserver l'environnement", le réseau ferroviaire autrichien a diminué de 15 % en longueur depuis 1997, alors que le réseau autoroutier a augmenté de 15 % pendant la même période.

L'augmentation systématique du réseau autoroutier correspond au principe des "réseaux transeuropéens" qui doivent servir à la "circulation libre des marchandises" prônée par l'UE (voir plus bas). Les conséquences grotesques de cette politique sont particulièrement visibles dans la région autrichienne du "Mühlviertel". Il avait été prévu que les réseaux routiers (route S10) et ferroviaires (Summerauerbahn) dans cette région devaient être simultanément modernisés. La construction de la route S10 qui fait partie du réseau transeuropéen s'achève en 2015 pour un coût de 700 millions d'euros. Par contre, la construction de la nouvelle ligne ferroviaire, qui est moitié moins chère (350 millions d'euros), reste bloquée. Les moyens financiers nécessaires ne sont pas disponibles car ils ne "satisfont pas les critères de stabilité de l'UE" (6).

Le trafic en transit à travers l'Autriche a massivement augmenté depuis l'adhésion à l'UE. Le trafic de poids lourds a doublé entre 1994 et 2008 et il a même triplé si l’on considère uniquement le trafic est-ouest. Depuis 2008, on observe un léger recul de ce trafic. Dans ce contexte, il est intéressant de comparer l'Autriche avec la Suisse qui n'est pas membre de l'UE. Cette comparaison montre dans quelle mesure le partage du trafic total entre rail et route dépend de l'environnement politique. En Suisse le nombre de poids lourds traversant le pays a augmenté entre 1994 et 2012 de 229'000 unités. Pendant la même période le nombre de camions traversant l'Autriche a augmenté de 2'358'000 unités, donc plus que dix fois plus qu'en Suisse. Cette différence est encore plus prononcée si l’on considère la période entre 2000 et 2012 : en Suisse le nombre de camions traversant le pays a diminué de 14 % alors qu'en Autriche il a augmenté de 13 %. Aujourd'hui cinq fois plus de poids lourds traversent les cols alpins autrichiens que ceux de la Suisse. En Suisse, aujourd'hui, les deux tiers du trafic de marchandises traversant les Alpes utilisent le rail alors qu'un tiers est acheminé par la route. En Autriche, ce rapport est presque exactement l'inverse. Ces différences sont encore plus extrêmes si l’on considère le trafic en transit : Suisse : 75 % sur le rail et 25 % sur la route. Autriche : 29 % sur le rail et 71 % sur la route (7).

Dans les milieux gouvernementaux autrichiens, on admet ces faits et on en donne les raisons. L'ancien secrétaire d'Etat autrichien aux transports a ainsi déclaré (8 ) : "Une politique des transports suivant l'exemple de la Suisse n'est pas possible pour l'Autriche car nous sommes obligés de suivre les directives européennes faisant primer la liberté de circulation sur les législations nationales." Même des mesures assez modestes contre l'avalanche du trafic de transit comme les interdictions sectorielles de traversée du Tyrol ont été annulées par la Cour Européenne de Justice.

On peut se demander pourquoi le lobby autoroutier et pétrolier arrive à imposer ses intérêts au niveau européen. Pour comprendre cela, il est utile de regarder l'atlas économique de l'UE. Parmi les dix groupes industriels et de transport les plus importants implantés dans l'UE, ceux qui sont liés au trafic autoroutier (industrie automobile, pétrolière, construction routière) font un chiffre d'affaires de 78 %. Ces groupes arrivent à imposer leurs vues dans le paradis des lobbies que constitue Bruxelles.

L'un des organismes de lobby les plus influents présents à Bruxelles est l’ "European Round Table of Industrialists" (ERT). Il comprend les dirigeants des cinquante groupes industriels les plus importants présents en Europe, parmi lesquels figurent BMW, Daimler Benz, Fiat, Total, Repsol, Shell, Renault, BP, Pirelli, Volvo, MOL, Statoil, Volkswagen, Eni, OMV et autres. C'est l'ERT qui a, il y a trois décennies, formulé le projet des "missing links" et l'a imposé aux chefs des gouvernements européens. Ce projet préconise des investissements massifs dans l'infrastructure routière afin d' "éliminer les lacunes" du système européen de transports. En 2003, l'ERT a constaté avec satisfaction que le programme des "missing links" qu'il avait lui-même initié était désormais largement achevé. Les conséquences : entre 1990 et 2002, le réseau autoroutier de l'UE sur le territoire de l'UE-15 a augmenté de 39'000 à 53'000 kilomètres, alors que pendant la même période le réseau ferroviaire a diminué de 162'000 à 152'000 kilomètres. Cette tendance se poursuit en dépit de toutes les déclarations appelant à un "tournant écologique" : entre 2002 et 2011, le réseau ferroviaire dans l'UE-27 a diminué de 2 % alors que le réseau autoroutier a augmenté de 27 % (9).

• 20 Jahre EU,
http://www.werkstatt.or.at/index.php?option-com_content&task=view&id=1220&Itemid=1

Sources

(1) Andreas Fisahn (2008), Herrschaft im Wandel - Überlegungen zu einer kritischen Theorie des Staates, dans : PapyRossa, Köln 2008.
(2) Commission Européenne (2012) : Labour Market Developments in Europe 2012, European Economy Nr. 5/2012.
(3) cité par Lukas Oberdorfer, AK-Wien, Autokratische Wende in der EU? , gpa-djp, juin 2012.
(4) Arbeit & Wirtschaft, 15.01.2015.
(5) OÖ-Nachrichten, 31.12.2012.
(6) Kurier, 22.07.2014.
(7) Alpeninfo 2012, Office fédéral des transports, Suisse.
(8 ) Correspondance parlementaire No. 562 du 09.07.2003.
(9) www. allianz-pro-schiene.de.


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